Quelle rentabilité pour une franchise alimentaire ?

Commerce, Alimentaire

Les  dépenses alimentaires étant incompressibles, les commerces y afférant semblent toujours prospères. Il s’agit d’un secteur qui ne connait pas la crise et où les nouveaux concepts trouvent toujours leur marché. En partie, ce succès est associé au développement des franchises. Cela peut sembler impensable mais actuellement, les petits points de vente comme l’épicerie du quartier, le supermarché, le glacier ou encore la boulangerie de la rue d’à côté peuvent être des franchises alimentaires. Mais pourquoi une telle attractivité des franchises alimentaires ? Quels sont les concepts les plus dynamiques parmi tous les types de commerces alimentaires en général ? Combien faut-il investir si l’on souhaite dans la vente des produits de table ? Retrouvez tous les éléments de réponse dans ce billet.

Les avantages de la franchise en distribution alimentaire

Le marché de la distribution alimentaire est continuellement en croissance. Tout ce qui se rapporte de près ou de loin à l’alimentation connait un développement important : depuis les petits commerces aux réseaux d’enseignes en passant par les grandes surfaces. Ce phénomène s’explique notamment par le fait que les acteurs dans le domaine de la grande distribution continuent d’élargir leur gamme de produits. Si on ajoute à cela, la croissance en nombre de la surface exploitée pour la vente des produits alimentaires à celui des points de vente disponibles.

En intégrant des rayons spécifiques comme le rayon traiteur ou la boulangerie, les grandes surfaces sont en phase d’empiéter sérieusement sur les petits commerces de proximité qui ont désormais du mal à faire face à la concurrence. Si le concept de la franchise gagne davantage de terrain c’est aussi parce que les commerçants qui s’y lancent bénéficient d’un accompagnement complet avant et pendant l’ouverture du point de vente.

La franchise est effectivement un concept qui suppose un investissement financier du franchisé. C’est un partenariat qui se veut être bénéfique aux deux parties et qui implique donc une assistance et une formation de la part du franchiseur.

Le niveau d’implication de dernier détermine ainsi l’étendue du travail du franchisé. C’est l’ampleur de l’accompagnement qui constitue justement l’un des avantages de la franchise alimentaire vis-à-vis des autres types de franchises.

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En effet, au-delà d’une longue période de formation et d’une assistance en permanence, les franchiseurs des commerces alimentaires proposent également un accompagnement complet bien avant la franchise. Pour accompagner au mieux ses franchisés dans créneau de la distribution généraliste comme les supérettes et les supermarchés, les grandes enseignes proposent par exemple, différentes formules, adaptées à leurs partenaires :

  • Le démarrage en tant que gérant-mandataire non salarié pour une durée de 6 à 12 mois, une formule qui ne nécessite aucun apport.
  • La location-gérance pendant un ou deux ans. Pendant cette période, le partenaire capitalise suffisamment afin de se payer la franchise.
  • La franchise directe où le franchisé devient propriétaire de son pas de porte.

Comment assurer la rentabilité d’une franchise des commerces alimentaires ?

Les potentiels des nouveaux franchisés sont assez vulnérables face aux leaders de la distribution qui gagnent de plus en plus de terrain. Ceux qui souhaitent se lancer dans le concept se demandent alors si un budget conséquent accompagné d’idées originales peut suffire pour s’assurer la rentabilité et le succès de la nouvelle entreprise. Au tout début de son activité, le commerçant peut profiter de la visibilité de la marque et d’aide matérielle tout le long de son projet.

Il peut également tirer profit des synergies déjà instaurées au sein de son réseau de franchiseurs. Pour mettre toutes les chances de son côté, le franchisé doit aussi investir du temps, optimiser les relations clientèle et assurer une gestion saine des comptes. Ces conditions respectées, il est tout à fait possible de se faire une part de marché assez conséquente malgré la concurrence. Il faut aussi retenir que la rentabilité de la franchise alimentaire dépend aussi de la notoriété du réseau auquel on souhaite intégrer.

Donc quels réseaux de franchises alimentaires privilégier ? Comme tous les types de commerces alimentaires n’assurent pas les mêmes niveaux de rentabilité, il faut identifier les franchises qui proposent une meilleure opportunité. Dans ce cas, le choix se tourne évidemment vers les supérettes de quartier, les commerces ruraux ou encore vers les commerces alimentaires spécialisés.

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  • Les supérettes de quartier ou rurales

Ceux qui veulent se lancer dans une activité qui va au-delà du commerce alimentaire classique retrouvent dans la franchise, une opportunité d’affaires promettant. Pour cela, il faut penser à l’ouverture d’une supérette de quartier ou rurale. En plus de réclamer un investissement faible, ce concept propose une rentabilité élevée. Pour bien choisir, il est possible de se référer à ces détails :

  • Les supérettes de quartier (8 à 8 par exemple) et les supérettes rurales (de type Vival par exemple) nécessitent un investissement moins conséquent (de moins de 30 000 €). Dans ce cas, les franchiseurs proposent cependant un accompagnement complet pour une clientèle visiblement demandeuse. Chez Vival, le chiffre d’Affaires peut par exemple augmenter de 400 000 €.
  • Avec des surfaces un peu plus grandes ou avec plus de renommée comme Petit Casino, il est tout à fait possible de réaliser un CA de près de 2 millions d’euros en seulement deux ans. Pour cela, il faut privilégier les formules permettant de profiter d’un accompagnement complet (type locataire-gérant ou gérant-mandataire).
  • Les supermarchés de proximité SPAR, adossés au groupe Casino, proposent également une belle opportunité avec un CA prévisible d’environ 2 500 000 € en deux ans pour un investissement de moins de 75 000 €.
  • Les commerces alimentaires spécialisés

Parmi les nouveaux concepts de distributions dans le secteur de la franchise alimentaire, ces quelques possibilités méritent une attention particulière :

  • Les épiceries et supérettes Bio: ces types de commerces alimentaires ont connu un développement phénoménal en seulement quelques années. Il s’agit d’activités assurant une rentabilité appréciable. Acceptant des franchisés et ouvrant une vingtaine de magasins chaque année, l’enseigne La Vie Claire enregistre par exemples une croissance à deux chiffres depuis maintenant 15 ans. Le fait que les grandes enseignes aient ouvert également leurs propres concepts Bio comme Carrefour bio, prouve que le concept est assez intéressant.
  • La chocolaterie: malgré la crise, les consommateurs continuent à s’offrir des petits plaisirs gourmands. Cela profite largement aux franchises de chocolat à petits prix. En France, les enseignes de renom comme Léonidas, Jeff de Bruges et Neuville se développent ainsi de façon constante. Avec la consommation de chocolat qui ne cesse de progresser, les stratégies d’innovation de ces franchises sont assez fructueuses.
  • Les glaciers: avec un flux plus saisonnier certes, mais les franchises dans le secteur des glaces et des yaourts connaissent aussi une belle croissance. Pour preuve, Amorino a par exemple ouvert plus d’une cinquantaine de franchises et annonce une rentabilisation de l’investissement initial en seulement 5 ans. Les nouveaux concurrents comme Cremeria, Frozen Yogurt & Café et Yeh ! Commencent également à se faire une place dans le marché. D’autres franchisés ont même pensé à une combinaison de franchises. Désormais, des franchises Jeff de Bruges distribuent aussi des glaces.

Un investissement nécessaire prévisible

L’investissement détermine également le choix de secteur à intégrer. Voici quelques exemples non exhaustifs qui détaillent les coûts d’entrée dans différents types de commerces alimentaires.

  • Pour les supérettes de quartier ou rurales
  • Pour ouvrir une supérette de quartier 8 à 8, il faut un apport de 5 000 € et 20 000 € pour une franchise Vival (pour se rapprocher au maximum du CA prévisible de 400 000 € mentionné plus haut).
  • Ceux qui souhaitent ouvrir une franchise Petit Casino doivent investir 75 000 €.
  • Il faut aussi un investissement de 75 000 € pour l’ouverture d’une franchise SPAR, pour un CA prévisible en 2 ans de 2 500 000 €. À titre de comparaison, l’ouverture d’un supermarché de taille moyenne nécessite un investissement de moins de 350 000 €.
  • Pour les commerces alimentaires spécialisés

Les coûts d’entrées pour les commerces alimentaires spécialisés sont très variables.

  • Pour ouvrir une franchise Amorino, il faut un ticket d’entrée de 200 000 € qui n’inclut cependant pas les frais d’aménagement des locaux.
  • L’apport pour l’ouverture d’une boutique en franchise Jeff de Bruges est de 70 000 à 150 000 €. Il faut aussi prévoir un droit d’entré de 20 500 €. L’investissement global revient donc entre 250 000 et 450 000 €.
  • Pour rejoindre la franchise La Vie Claire, il faut un apport de 50 000 €. Il faut aussi payer une redevance de 1% du CA.
  • Carrefour Bio demande quant à lui seulement 20 000 € d’apport personnel. Cela fait du concept, une très bonne opportunité de franchise.

À titre de comparaison, parmi les autres types de commerces spécialisés :

  • Il faut un investissement global de 200 000 à 650 000 € pour ouvrir une boulangerie Paul
  • Un investissement global de 300 000 € dont un apport de 90 000 € est requis pour faire partie du réseau de produits surgelés comme Thiriet.
  • Investir 140 000 € dont 50 000 € d’apport est nécessaire pour un magasin en épicerie fine Comtesse du Barry.

Avant de se lancer dans l’aventure des produits de la table, il est important de bien se renseigner sur les financements disponibles pour les franchisés. Faites également une demande de devis complet pour être mis en relation avec des franchiseurs.