Comment utiliser les émotions au travail pour favoriser une communication efficace et des relations harmonieuses

Comment utiliser les émotions au travail pour favoriser une communication efficace et des relations harmonieuses

RH & MANAGEMENT

L’intelligence interpersonnelle au travail consiste à mieux comprendre les autres en s’appuyant sur trois moyens d’accès : la tête (la raison), le cœur (les émotions) et les tripes (les convictions profondes). Comprendre les émotions permet non seulement de saisir nos propres réactions mais aussi celles des autres. L’enjeu est donc d’identifier rapidement et de comprendre les émotions vécues par autrui pour renforcer les relations professionnelles efficacement.
Pour développer cette intelligence interpersonnelle et améliorer nos relations professionnelles, il est essentiel d’apprendre à bien gérer nos propres réactions face aux émotions des autres dans un cadre professionnel.
Cela nous permettra d’être plus efficaces dans notre travail en utilisant l’intelligence interpersonnelle avec succès.

  • Intelligence interpersonnelle
  • Compréhension des autres
  • Gestion des émotions professionnelles

1 – La peur : peur de quoi ?

Pour tirer parti de l’intelligence interpersonnelle au travail, il est essentiel de reconnaître que la peur est un signal d’alerte. Elle peut inciter à l’évitement, l’immobilisme ou la confrontation, mais elle peut également entraver une réaction adéquate face à un problème.

Lorsqu’un membre de notre équipe exprime sa peur, entamer une discussion pour lui apporter du soutien s’avère crucial. La première démarche consiste à lui poser la question : “Qu’est-ce qui te fait peur ?” Une fois que nous comprenons sa crainte, nous sommes mieux préparés pour la rassurer. Une fois apaisée, la personne se sentira plus confiante et pourra aborder le problème qui suscitait sa peur de manière plus constructive, sans fuite ni immobilisme.

Il arrive souvent que par manque de confiance, nous nous estimions incapables de surmonter un défi professionnel. Nous nous retrouvons alors bloqués et la situation stagne. Personnellement, j’ai déjà été paralysé par des tâches que je pensais trop longues à réaliser. Je redoutais que leur accomplissement ne m’empêche d’accomplir d’autres tâches ensuite.

J’ai identifié cette peur et pour me rassurer, j’ai évalué le temps réellement nécessaire pour effectuer cette tâche. Je l’ai planifiée et menée à bien dans les délais. En restant prisonnier de la peur sans l’identifier précisément, je n’avançais pas. En prenant conscience concrète de ma peur, j’ai pu agir dessus pour avancer.

Essentiellement :
– Reconnaître que la peur indique un danger.
– Engager une discussion pour comprendre la peur d’un collègue.
– Rassurer une fois la peur identifiée.
– Surmonter le blocage lié à la peur en identifiant le problème spécifiquement.
– Identifier le temps nécessaire pour réaliser une tâche et agir en conséquence.

2 – La colère : se faire respecter

Bonjour, un de nos employés vient de rentrer dans le bureau. Il a l’air très énervé ! Son collègue l’a encore mal traité. Il est vraiment à bout et il aimerait que nous agissions. Nous comprenons tout de suite qu’il est en colère. Ses valeurs et sa personne n’ont pas été respectées.

Gérer la colère pour faire preuve d’intelligence interpersonnelle au travail

Il est important de montrer le plus grand respect à notre collaborateur en colère pour apaiser la situation. Il ne faut pas réagir avec colère à notre tour, car cela pourrait l’énerver davantage. Il est préférable de rester calme et respectueux.
Ensuite, il est important de laisser du temps pour que la colère diminue et que notre collaborateur puisse s’exprimer plus calmement. Pour atténuer la colère, il est conseillé de détourner son attention de la source de colère en prenant quelques instants pour se détendre, consulter son téléphone, lire un livre ou regarder une vidéo.
Une fois le calme retrouvé, notre collaborateur pourra agir pour retrouver le respect. Pour faire preuve d’intelligence interpersonnelle, il serait judicieux de suivre les étapes suivantes :
– Organiser une première rencontre entre les deux personnes en conflit.
– Si nécessaire, organiser une autre rencontre avec un collègue de confiance agissant comme médiateur.
– Ensuite, si besoin, organiser une autre rencontre avec un groupe de collègues concernés agissant comme médiateurs.
– Enfin, au besoin, organiser une dernière rencontre avec un groupe de collègues concernés et un directeur (présence de l’autorité morale).
Il ne faut pas prendre parti pour l’une des personnes en conflit. Elles doivent trouver ensemble des solutions à leur différend tout en pouvant être guidées dans leur réflexion. C’est pourquoi il est important d’impliquer différentes personnes au fil des rencontres pour rééquilibrer la situation. Le recours au protocole de Communication Non Violente est essentiel.

Précisions sur la colère

Il est important de noter que la colère et le manque de respect sont liés d’une manière particulière. En colère, on peut blâmer les autres pour ne pas nous respecter, mais en réalité, nous sommes également en colère contre nous-mêmes pour avoir permis ce manque de respect. La colère nous pousse à agir pour obtenir le respect, et il est essentiel d’être capable de se faire respecter. Si nos attitudes sont appropriées, nous pouvons accepter les points de vue différents sans ressentir un manque de respect. Accepter son propre point de vue signifie également accepter celui des autres. Il est crucial d’être le gardien de son propre temple.

Lorsqu’un employé vient exprimer sa colère, il est important de l’accompagner pour qu’il puisse communiquer ses sentiments directement. De cette façon, il pourra agir avant même d’être en colère la prochaine fois. Il est contre-productif d’intervenir directement auprès d’une tierce personne car cela n’aiderait pas l’employé à regagner son propre respect.

En résumé :
– La colère et le manque de respect sont liés
– Il est important d’être capable de se faire respecter
– Accepter les points de vue différents est essentiel
– Accompagner un employé en colère plutôt que d’intervenir directement
– Communication avec le protocole de communication non violente.

3 – La tristesse : aider à faire le deuil

Il est important d’identifier rapidement les causes de la tristesse d’un employé si nous voulons utiliser l’intelligence interpersonnelle au travail. Trouver son manque est nécessaire, et une fois identifié, il faut aider l’employé à l’accepter.

Gérer la tristesse pour faire preuve d’intelligence interpersonnelle au travail

Le piège à éviter serait de céder à la tentation de satisfaire le besoin immédiat d’un employé. Par exemple, si un employé se montre attristé par la perte d’une tâche, il ne faudrait pas simplement lui rendre cette tâche. Au lieu de cela, il est essentiel de l’aider à réaliser qu’il doit avancer sans cette tâche. En lui accordant attention et en lui permettant d’exprimer ses émotions, telles que des larmes qui pourraient couler, nous pouvons observer une prise de conscience en cours.

Ensuite, il est primordial d’aider l’employé à se fixer de nouveaux objectifs pour l’avenir. Je recommande vivement l’utilisation de la méthode de coaching abordée dans l’article intitulé “Un outil du manager : le coaching”.

La méthode de l’intelligence interpersonnelle au travail consiste à écouter activement la personne pour comprendre sa situation et ses besoins non comblés. Ensuite, il est nécessaire de poser des questions telles que « comment te sens-tu ? » ou « comment cette situation t’affecte-t-elle ? » pour encourager l’employé à exprimer ses émotions et sa tristesse. Une fois que la situation a été abordée et les émotions ont été exprimées, les larmes éventuelles indiqueront une prise de conscience émergente chez la personne. Nous pouvons alors lui demander : « Et maintenant, quel est ton objectif ? », afin de l’aider à se projeter vers l’avenir.

  • Écouter activement la personne pour comprendre sa situation et ses besoins.
  • Poser des questions ouvertes pour encourager l’expression des émotions.
  • Aider l’employé à se fixer de nouveaux objectifs pour l’avenir.

Le deuil

Pour atteindre un nouvel objectif, le manager doit comprendre que le collaborateur traverse un processus de deuil. Chaque changement implique une forme de deuil. Tout au long de notre vie, nous devons faire face à différentes pertes, certaines plus difficiles que d’autres sur le plan émotionnel. En rappelant les étapes :

  • Le choc
  • La colère
  • La marchandage
  • La dépression
  • L’acceptation

La tristesse implique l’identification d’un manque, et il est important d’aider à accepter cette perte pour ensuite fixer de nouveaux objectifs.

4 – La joie : La laisser s’exprimer et la propager

L’importance de la joie dans le milieu professionnel

La joie est une émotion fondamentale qui doit être valorisée au sein d’une équipe. Lorsqu’un employé accomplit une tâche avec bonheur, il est essentiel de ne pas intervenir négativement afin de ne pas altérer cette énergie positive. Au contraire, il faut célébrer cet événement en groupe pour propager cette joie à tous les membres. Par exemple, si un objectif commun est brillamment atteint, il est temps de sabrer le champagne pour marquer le coup.

La joie favorise la communication et la satisfaction des besoins. Les managers doivent encourager l’expression des émotions au sein de leurs équipes pour favoriser un climat serein et une meilleure compréhension mutuelle. En comprenant les émotions des autres, ils pourront agir pour les aider à progresser.

Il est également essentiel de développer l’intelligence interpersonnelle au travail en comprenant et réagissant aux émotions. Pour approfondir ce sujet, la lecture du livre “L’intelligence émotionnelle” de Daniel Goleman est recommandée.

Comment utiliser les émotions au travail pour favoriser une communication efficace et des relations harmonieuses

Auteur chevronné d’articles entrepreneuriaux, je partage une expertise affûtée sur les tendances d’affaires via des analyses pointues. Mon parcours illustre mon engagement à fournir un contenu professionnel et instructif pour stimuler l’inspiration dans le monde entrepreneurial.