Accélération fulgurante sur un terrain que l’on pensait routinier: la révolution de l’IA dans la création de présentations rebat les cartes d’un marché dominé depuis des décennies par PowerPoint. Lors d’un colloque à Paris, les dirigeants d’HEC et de l’université Bocconi ont acté la probable disparition des « faiseurs de slides » au profit de profils capables de formuler des problèmes, d’orchestrer des outils d’intelligence artificielle et d’interpréter des résultats. Selon les dernières données sectorielles, la montée en puissance des copilotes intégrés aux suites bureautiques et des générateurs dédiés transforme une tâche autrefois chronophage en un flux automatisé, standardisé et mesurable. Il est à noter que des plateformes émergentes, déjà abondamment financées, ambitionnent de balayer les frictions restantes – de la synthèse documentaire à la mise en page – tandis que les suites historiques intègrent massivement des modèles avancés. Cette tendance souligne un basculement de valeur: l’avantage concurrentiel ne réside plus dans l’exécution graphique, mais dans la qualité de la question posée, la maîtrise des données et la narration stratégique. Les écoles d’élite, sentinelles du marché du travail, ajustent en conséquence leurs cursus et leurs modes d’évaluation, réintroduisant l’oral et renforçant l’apprentissage collectif pour contrecarrer les effets d’externalisation cognitive observés par la recherche. À l’horizon proche, la productivité grimpe, mais la ligne de partage entre usage lucide et dépendance s’affine.
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IA et présentations: la fin annoncée des « experts PowerPoint »
Le travail d’assemblage de slides, historiquement confié aux juniors, bascule vers l’automatisation. Des solutions de génération de présentations s’imposent, au point que des observateurs parlent d’un changement de paradigme. Une synthèse des outils et pratiques à l’œuvre est proposée ici: ces IA qui révolutionnent la création de slides. En pratique, les promesses d’« un brief, un jeu de diapositives » se heurtent encore à la vérification des sources et au calibrage du ton, mais l’itération devient quasi instantanée.

Regards croisés des dirigeants d’HEC et de l’université Bocconi
Au cours d’un échange public, Francesco Billari (Bocconi) et Éloïc Peyrache (HEC) ont esquissé le nouveau contrat pédagogique: former à la problématisation, à l’art de l’interrogation et à l’interprétation, plutôt qu’à la pure production de slides. Leur analyse, développée dans ce regard croisé, acte la fin d’un métier d’exécution devenu commoditizable par l’intelligence artificielle. En filigrane, une exigence: replacer l’étudiant au centre de la chaîne de valeur cognitive, de la définition d’objectif à la défense orale.
De PowerPoint à copilotes: Gemini et Claude redéfinissent la bureautique
Dans l’écosystème bureautique, les copilotes dopent la vélocité. L’intégration de modèles comme Gemini pour la création de présentations et Claude pour l’analyse de données signe un tournant: assistants contextuels, suggestions de structure, graphiques générés en un clic, et même scripts oraux. Un panorama récent détaille cette bascule: Gemini dans PowerPoint et Claude dans Excel. Cette mutation interroge aussi la pérennité des alternatives libres, face à la force d’intégration des grandes plateformes.
Sur le terrain, une analyste fictive, Clara, chez un cabinet de conseil, passe d’une note de cadrage à un storyboard en minutes via un générateur spécialisé, puis affine le récit avec un copilote intégré. Les cas d’usage, décrits dans des guides comme comment l’IA révolutionne le design de présentations, montrent qu’une boucle rapide « prompt – version – vérification – réécriture » capte désormais l’essentiel du temps. L’insight clé: la valeur est dans l’angle et la preuve, non dans l’alignement pixel-perfect.
Un marché en ébullition: valorisations élevées et consolidation en vue
Le financement reflète l’appétit des investisseurs. Selon les dernières données, des acteurs veulent « enterrer PowerPoint » et affichent déjà des valorisations milliardaires, comme l’illustre cette analyse: un outil valorisé 2,1 milliards. Parallèlement, l’industrialisation de la « génération de templates » réduit encore les frictions de mise en forme, une trajectoire disséquée dans génération IA de templates. L’étape suivante? Moins d’apps isolées, plus de chaînes intégrées du brief à la soutenance.
Former l’élite: de la production de slides à la pensée critique
HEC et Bocconi réorientent leurs priorités: hybridation économie–sciences informatiques, entraînement au questionnement, et supervision humaine renforcée. Longtemps, l’enseignement a cherché la « meilleure solution »; désormais, la compétence rare réside dans la définition du problème, l’audit des biais et la capacité à raconter des données sans les déformer. Le retour assumé des présentations orales et des évaluations surveillées va dans ce sens.
- Structuration du problème: cadre d’hypothèses, options, critères de décision.
- Maîtrise des prompts et des contraintes de modèles (hallucinations, actualisation des sources).
- Vérification des données: traçabilité, cross-check, limites méthodologiques.
- Design narratif: storyline, hiérarchie de l’information, sobriété visuelle.
- Argumentation orale: défense devant jury, Q&A, gestion du temps et des objections.
Cette matrice de compétences répond à un impératif: produire moins de slides, mais plus d’insights utiles et défendables.
Évaluation et cognition: l’oral, antidote à la dépendance technologique
Le repositionnement de l’évaluation vers l’oral individualisé limite la sous-traitance invisible au machine learning et renforce les interactions sociales, clef pour l’apprentissage durable. Les signaux d’alerte sur l’« externalisation cognitive » sont discutés, par exemple dans cette analyse sur l’impact de l’IA sur nos capacités, qui rappelle l’importance de cultiver l’autonomie intellectuelle des étudiants. À terme, l’objectif n’est pas de bannir l’outil, mais de calibrer son usage pour préserver la créativité et l’esprit critique.
Productivité, coûts et gouvernance: le nouveau mandat des entreprises
Pour les directions générales, l’équation s’éclaire: gains de productivité rapides dans la préparation de présentations, mais nécessité d’une gouvernance data-by-design, de chartes d’usage et d’un pilotage du risque réputationnel. Les retours d’expérience convergent: l’investissement en IA est significatif, mais la rentabilité suit lorsque les cas d’usage sont priorisés et mesurés. Les équipes doivent articuler copilotes génériques et outils spécialisés, comme le montrent ces retours de terrain sur PowerPoint, Copilot et l’automatisation.
Reste une ligne de crête: orchestrer l’intelligence artificielle comme un levier d’augmentation, sans réduire les talents à des « passe-plats ». En d’autres termes, transformer la victoire de la vitesse en victoire de la pertinence.

